Le Roux: 'La Marseillaise à Paris, c'est juste fabuleux!'

Le Roux: 'La Marseillaise à Paris, c'est juste fabuleux!'

Publié le 20/02/2014

Blessé contre l’Italie, Bernard Le Roux suit actuellement le protocole commotion de l’IRB. Tout en se félicitant de la sélection de son copain Ciel et Blanc, Wenceslas Lauret, contre le Pays de Galles, le troisième ligne international revient sur ses émotions fortes au Stade de France. Et se projette sur son probable retour pour les Ciel et Blanc face à Castres. (Crédit photo : Julien Poupart // Attitude Rugby)

 

 

 

Bernard, cela fait bientôt quinze jours que tu es sorti sur une commotion cérébrale au Stade de France. Comment te sens-tu maintenant ?

 

Je me sens très bien. J’ai repris doucement l’entraînement la semaine dernière, et cette semaine j’en ai fait un peu plus. La semaine dernière je souffrais encore de maux de tête, et j’avoue que j’avais du mal à m’entraîner, mais après la coupure du weekend dernier je me sens beaucoup plus frais. Je suis le protocole qui stipule trois semaines sans match et deux semaines sans contact. Je ne suis pas encore à cent pour cent, je dirais que je suis rétablie à 90 pour cent, mais la semaine prochaine je peux recommencer à m’entraîner à fond, et j’espère rejouer contre Castres.

 

 

 

Comme par hasard, dans le XV de France annoncé par Philippe Saint-André pour affronter Galles, ta place a été prise par un autre Racingman, Wenceslas Lauret. Qu’en penses-tu ?

 

Franchement, je suis ravi pour lui. Wen est un de mes meilleurs amis, c’est vraiment un bon copain et je suis aussi heureux pour lui qu’il l’a été pour moi quand j’ai été sélectionné. C’est un joueur exceptionnel, incontestablement un des meilleurs de France et il le mérite amplement. Nous bossons très dur ensemble et je suis heureux de lui laisser ma place.

 

 

 

Tu étais néanmoins titulaire lors des deux premières journées du Tournoi, face à l’Angleterre et l’Italie. Comment cela s’est-il passé pour toi ?

 

Plutôt bien je pense. Je n’ai pas encore perdu de match en France donc j’espère que je n’en perdrai jamais (rires) ! J’étais vraiment très content de retrouver le XV de France ; la prochaine Coupe du monde a lieu dans un an et demi et j’ai très envie de faire partie de cette aventure. La commotion cérébrale, c’est pas de chance, mais j’espère que j’aurai l’occasion de me montrer de nouveau lors des deux derniers matches du Tournoi.

 

 

 

Contre l’Angleterre, même si tu as été remplacé à la mi-temps, en étant crédité de 14 plaquages, tu étais le meilleur plaqueur du match. C’était ta mission ? 

 

Évidemment, j’essaie de réussir le plus de plaquages possibles dans un match. Sans pour autant effectuer des plaquages qui ne sont pas nécessaires ! Mon point fort c’est la défense, j’y consacre un travail énorme, et j’essaie d’apporter ma contribution à l’équipe. Je suis bon plaqueur, j’ai un gros rendement, et c’est ce que les coaches attendent de moi : gratter, plaquer, et forcément porter le ballon.

 

 

 

 “Ce sentiment, j’en ai rêvé toute ma vie”

 

 

 

Même si tu comptais trois sélections avant le Tournoi, tu n’avais jamais joué pour les Bleus au Stade de France. Quel effet cela t’a fait ?

 

C’était énorme ! Chanter « La Marseillaise » au Stade de France, j’attendais ça avec énormément d’impatience, c’était un moment extraordinaire, quelque chose que je garderai toujours en moi. En quelque sorte, tant que je n’avais pas joué pour la France à Paris, je ne me sentais pas encore comme un véritable international. D’accord, jouer contre les All Blacks en Nouvelle-Zélande, regarder le Haka de près, tout ça, c’est énorme. Mais chanter l’hymne français à Paris ! C’était juste fabuleux ! Aussi loin que je m’en souvienne, c’est un sentiment dont j’avais toujours rêvé.  Lorsque j'ai été pour la première fois sur la pelouse du Stade de France et qu'on a chanté « La Marseillaise » et je me suis dit : « Ce sentiment, j’en ai rêvé toute ma vie ».

 

 

 

Mais toi qui as grandi en Afrique du Sud, tu n’avais pas rêvé de connaître ce sentiment avec les Springboks plutôt qu’avec le XV de France ?

 

Non. C’était juste le rugby international (rires). Depuis toujours mon rêve c’était ça : de me trouver là devant la foule, d’imaginer ces 80 000 supporters, tous ces gens qui me soutiennent, et de pouvoir jouer devant eux. Rien que de penser que j’y étais arrivé, partout sur mon corps j’avais des frissons. J’étais en train de vivre ce moment… J'étais là ... en train de réaliser mon rêve ! Mais attention, le chemin est encore très long. Ce n’est pas encore fini, il me reste encore beaucoup de travail à faire, et je veux jouer beaucoup plus de matchs pour les Bleus.  

 

 

 

Pour en revenir au Racing, après le succès contre Bayonne samedi dernier, le jeu des Ciel et Blanc est-il enfin en train de se mettre en place?

 

Assurément! Sur le terrain ça va de mieux en mieux et vu notre progression j’ai déjà hâte de travailler avec tout le monde la saison prochaine. Peut-être que ça semble stupide, mais on commence vraiment à bien se connaître et en tant qu’équipe on devient de plus en plus structurée. On savait que cela allait prendre du temps, mais je suis sur qu’on finira par en récolter les fruits.

 

 

 

Es-tu surpris que cela ait mis autant de temps ?

 

Vous savez, il y a eu beaucoup de nouveaux joueurs cette saison, beaucoup d’internationaux expérimentés. Quand on les voit s’entraîner individuellement, ce sont tous des individus incroyables, et j’avoue que je m’attendais à des performances incroyables de leur part. Mais des individus ne font pas une équipe, il faut apprendre à travailler ensemble, travailler le collectif. Donc, on a mis du temps. Le rugby est un sport d’équipe, et maintenant que nous nous connaissons mieux, notre jeu ne peut que progresser.

 

 

 

Alors que les Ciel et Blanc s’apprêtent à affronter Bordeaux-Bègles (samedi, 18h30) puis Castres la semaine prochaine, comment vois-tu ces deux prochaines rencontres ?

 

Je suis persuadé que la fin de saison va bien se passer pour nous. Il le faut, car on doit absolument assurer la qualification ! Donc, on n’a plus le choix, si on veut se qualifier dans les six, il faut remporter tous les matches qui restent, à commencer par le déplacement à Bordeaux samedi. Quant à Castres, nous n’avons pas bien joué lors du match aller, et nous avons perdu. Donc j’attends le match retour avec impatience, j’espère faire partie de l’équipe et apporter ma contribution au collectif. Mais je suis convaincu que nous allons gagner tous les rencontres qui restent.

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Vos réactions

Le 20/02/2014 par ceusette
Un vrai guerrier! Le Racing et la France ont besoin de joueurs comme lui!

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