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Juandre Kruger - 'Le Boulot n'est pas encore fait!'

Juandre Kruger - 'Le Boulot n'est pas encore fait!'

Publié le 01/04/2014

Un premier essai sous le maillot Ciel et Blanc, les honneurs de la ‘une’ de Midi-Olympique lundi, face au Stade Français samedi dernier Juandre Kruger a retrouvé son niveau international. Le deuxième ligne des Springboks revient sur la victoire (22-32) à Jean-Bouin et la fin de saison qui approche à grands pas. (crédit photo : Julien Poupart // Attitude Rugby)

 

 

 

Juandre, les Ciel et Blanc sont désormais cinquième au classement du Top 14. Cela signifie-t-il que la mayonnaise du Racing est enfin en train de prendre ?

 

Absolument. Nous avons travaillé très dur ces dernières semaines, mais le gros tournant était la stage de préparation à Aix-les-Bains avant le match à Grenoble. Ces trois jours passés ensemble ont permis à l’équipe de retrouver son focus, la préparation s’est bien passée, on a bien joué, et la victoire nous a permis de retrouver la confiance avant le derby parisien. Un autre facteur contre le Stade Français était la façon dont plusieurs joueurs importants ont vraiment répondu présents. Benji Fall, par exemple, Bernard (Le Roux), Antoine (Battut), ‘Lucho’ (Ducalcon) qui a fait les 80 minutes en pilier droit, et bien sûr Dimitri (Szarzewski) qui a mené de l’avant…, ils ont tous fait un gros match. La phase finale n’est plus très loin, et vue la qualité de cette équipe, on mériterait d’y être. Cette qualification, on se le doit !

 

 

 

Sur le plan personnel samedi, non seulement tu as marqué ton premier essai, mais tu as sans doute eu ton meilleur match sous le maillot du Racing…    

 

Oui, c’est sûr c’était un moment particulier pour moi. En tant que deuxième ligne on n’a pas souvent l’occasion de marquer, c’était mon premier pour le Racing, et c’était spécial. Je pense aussi que le fait qu’on ait pu creuser l’écart à ce moment là, c’était un tournant important du match. Je pense qu’on a  bien maîtrisé la rencontre, et nous avons privé les Parisiens du point bonus, ce qui actuellement a un effet significatif au niveau du classement. Mais le boulot n’est pas encore fait ! Nous avons encore Biarritz, Clermont et Montpellier à venir.  Ce seront tous des matches difficiles, mais nous allons tout faire pour gagner les trois afin d’avoir le meilleur classement possible.

 

 

 

Au fur et à mesure que la saison progresse, te sens-tu plus à l’aise sur le terrain, et surtout dans ton rôle de capitaine de la touche ?

 

Oui, absolument ! (Rires). C’est un facteur important, et le temps et l’effort que j’ai consacrés à l’apprentissage du Français commencent à porter leurs fruits. Etre capable de communiquer, mieux comprendre les entraîneurs, et de m’exprimer davantage pendant le match me rend la tâche nettement plus facile. Si je suis à l’aise en Français, sur le terrain je peux parler et prendre des décisions en toute confiance. Quant au rôle de capitaine de touche, dès mon premier jour ici j’ai dit que c’était quelque chose que je voulais faire. La touche est une rampe de lancement énorme dans le jeu, elle apporte stabilité et confiance. Elle rassure l’équipe, et si nous savons que nous avons une plate-forme solide, non seulement nous pouvons mettre les équipes adverses sous pression, mais ça nous donne aussi la possibilité de lancer le jeu même sur les lancers adverses quand on arrive à les prendre. Les Français appellent ça « la conquête » et si dans un match tu maîtrises « la conquête », ça a un effet invraisemblable. Donc nous faisons tout pour maîtriser ce secteur.

 

 

 

Après le succès face au Stade Français, les entraîneurs ont accordé aux joueurs une semaine de vacances. Que comptes-tu faire ?

 

Oui, c’est une belle récompense de la part de Jacky (Lorenzetti) et les entraîneurs, et les joueurs en sont vraiment reconnaissants. La saison a été longue et éprouvante, les gars ont vraiment sacrifié leur corps, et nous avons tous besoin de cette semaine de repos. À ce stade de la saison, il y a toujours des bobos partout, tout le monde joue avec des blessures, et on se doit de se gérer le mieux possible. Quant à moi, après des séances de soins au club lundi, je pars à Santorini, en Grèce, pour quelques jours de détente.

 

 

 

À seulement trois journées de la fin de la saison régulière, quel est le sentiment qui domine au sein de l’équipe ?

 

On est enfin arrivé dans le groupe des six, et on est prêts à redonner un coup de collier. Tous les leaders de l’équipe mènent de l’avant. Tous ceux dans les rôles de décideurs – Dimitri, Antoine, Henry (Chavancy), Max (Machenaud), Mike (Phillips), Juan Martín (Hernández) et moi – font bien leur travail. On se doit juste de continuer de progresser, de peaufiner nos analyses, et s’assurer qu’on est en mesure de prendre les bonnes décisions aux bons moments.

Plus important, en tant qu’équipe, désormais nous avons le sentiment d’être beaucoup plus équilibrés. Après une période difficile, tous nos internationaux sont de retour, et d’ici à la fin de la saison, on ne sera plus déstabilisés par les allées et venus des joueurs en sélection. Nous allons continuer de travailler dur. Nous pouvons toujours progresser, et nous nous devons de progresser dans certains secteurs, afin de nous préparer pour disputer la finale du championnat !   

 


 

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