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RM 92 vs ST - La saison du Stade Toulousain

RM 92 vs ST - La saison du Stade Toulousain

Publié le 28/03/2013

9 juin 2012, les minutes s’égrènent au tableau d’affichage puis... trois coups de sifflets retentissent : le Stade Toulousain remporte son dix-neuvième Bouclier de Brennus. Maître d’une formation toulonnaise qui redécouvrait les phases finales, Toulouse fait encore une fois la démonstration de son réalisme et de son efficacité sur ces matchs à élimination directe. (Crédit : Julien Poupart // Attitude Rugby).

 

 

Depuis cette chaude journée de printemps, bien des matchs ont été disputés par les Rouge et Noir. À quatre journées de la fin du championnat, les hommes du trio Novès – Elissalde – Servat retrouvent l’enceinte dyonisienne pour y affronter le Racing Metro 92.

 

Un goût de phase finale

 

« Même si certaines personnes sont habituées à voir Toulouse à ce niveau-là, à chaque fois cela reste un exploit de finir premier du cham- pionnat, d’accéder aux demi-finales, à la finale et d’être champion », affirme Yannick Nyanga. Troisième, le Stade Toulousain ne fait pas partie des deux qualifiés d’office pour les demi-finales. Une situation inhabituelle qui n’étonne pas le troisième-ligne Rouge et Noir. « La saison a été quelque peu tronquée. Malgré un bon début de saison, nous avons souffert des blessures de nombreux joueurs à l’image de Patricio Albacete et Thierry Dusautoir, explique le Toulousain. Nous avons également eu la chance cette année d’avoir beaucoup de sélectionnés en équipe de France. Donc quand les blessés s’ajoutent aux absents, cela donne un effectif assez réduit », ajoute-t- il.

 

Des absences à des postes clés et un Top 14 qui ne cesse de s’homogénéiser. Cette saison est l’une des plus incertaines tant l’écart se resserre entre les écuries. Inutile de chercher des petites équipes dans ce championnat, chaque formation étant capable d'aller chercher des points à l'extérieur. Défaits à Agen (22-9), Toulon (35-16) et face à Perpignan (19-18), les Toulousains ont fait les frais de ce nivellement du championnat. Amputé de la majorité de ses titulaires lors du Tournoi des VI Nations, le Stade Toulousain fait grise mine sur la phase retour. Un manque de liant dans son jeu, des approximations en conquête et dans les transmissions, le parcours du champion en Top 14 a été des plus contrasté. « Aujourd’hui, il s’agit réellement de retrouver de la confiance et de la cohésion tous ensemble » confie Yannick Nyanga.

 

Pourtant, ce Toulouse-là suscite encore et toujours la peur. Et la machine est en marche en témoigne les deux dernières rencontres soldées par une victoire. D’abord, un succès in extremis contre Bordeaux-Bègles (33-32) puis une déferlante d’essais bonifiant le duel face au Stade Français (43-16). Au Racing, l’occasion sera toute trouvée pour entériner ce regain de sérénité. Un choc, en prime time, avec de sérieux enjeux pour l’avenir des deux groupes en Top 14. Tout ce qu’il faut pour que le double champion en titre abatte toutes ses cartes. Comme en phases finales.

 

Recevoir en Barrage

 

Ne pouvant plus rejoindre Clermont et Toulon, le Stade Toulousain se doit maintenant d’assurer un barrage à domicile. Une tâche ardue car Castres et le Racing, quatrième et cinquième à sept points, le talonnent de près. « Il y a une vraie menace du Racing comme il y a une vraie menace de Castres et de toutes les équipes qui sont encore en courses pour les barrages » soutient l’ancien Biterrois.

Pour ce troisième Trophée de Coubertin de l’histoire des deux clubs, les hommes de Guy Novès ne peuvent se contenter de ramener un point. Une défaite et les Ciel et Blanc recollent à trois points. De bien mauvais augure avant les déplacements à Montpellier et Clermont, et la réception de Grenoble, bourreau des Rouge et Noir en décembre dernier (15-6). Un sprint final plus que délicat. « Nous allons vraiment prendre chaque match comme le plus important car chaque défaite peut nous faire descendre dans le classement. Nous ne sommes pas encore aux barrages à domicile, l’objectif est de gagner les matchs, y compris gagner au Racing » clarifie le troisième-ligne.

 

Alors si le Stade Toulousain n’est pas premier, tant pis, la fougue et le jeu sont là. On ne le dit que trop peu mais le club de Haute-Garonne est la deuxième meilleure attaque du championnat devant l’ASM avec 593 points inscrits. Un ballon qui traîne, un intervalle et les jambes de leurs trois-quarts font le reste. Contre le Stade Français, ce sont cinq essais inscrits en trente minutes. Un terrible diesel qui monte crescendo jusqu’à atteindre sa pleine puissance. Au grand complet à l’heure de se présenter devant les portes du Stade de France, il ne fait aucun doute : Toulouse vient en conquérant. 

 

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