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EDR Colombes - U13 A - Un podium au courage

EDR Colombes - U13 A - Un podium au courage

Publié le 03/06/2013

C’est l’histoire de quinze garçons âgés de 12 à 13 ans partis un samedi matin dans la vallée de Chevreuse pour découvrir un territoire inconnu, appelé le tournoi « Top 14 » de Gif-sur-Yvette.

 

Selon les Anciens, 18 équipes venant des quatre coins de l’hexagone se donnaient rendez-vous chaque année le jour de la finale du championnat de France pour s’affronter. La rumeur évoquait les clubs de Clermont-Ferrand, Lille, Dax, Saint-Lô, Nice, Limoges, La Valette, Orléans, Versailles, Bourges... Il était même raconté dans les chaumières que la seule équipe survivante aurait le droit de se rendre le soir même voir la finale du championnat de France à Saint Denis.

 

Sur le bord du chemin, les Ciel et Blanc avaient déjà perdu un certain nombre de leurs coéquipiers parmi lesquels figuraient de fines lames comme Mathis, Hugo A. et Paul, surnommés affectueusement les Croqueurs, et Tanguy, le régulateur des lignes arrières. C’est donc avec incertitude que les Benjamins du Racing abordaient cette cruciale et folle journée.

 

Matchs de poule

 

Les huit premières équipes du matin étaient conviées à disputer les phases finales. Pour y accéder, il fallait d’abord se sortir d’une poule de six équipes, au cours de matchs de six minutes. Se rassurer par l’engagement et jouer solidairement constituaient les deux priorités pour ces cinq premiers matchs.

 

Les équipes de Bourges (6 à 0), Gif-sur-Yvette (4 à 0) et Saint-Lô (5 à 0) furent les victimes d’un gros travail des avants, qui ne perdirent pas un ballon dans les regroupements et firent toujours avancer le groupe. Contre Bourges, lors de la première action, Luca marqua un essai après que tous les joueurs du Racing aient touché la gonfle ! Magnifique ! Un des plus beaux essais de la saison ! Nos ailiers, petits et rapides, donnaient le tournis aux défenses adverses.

 

Venue des bords de la Mare Nostrum, La Valette offrit une opposition plus coriace. Omar, après un travail des avants, et Théo, suite à une passe au pied de Robin, marquaient les deux essais du Racing. Avec une ligne arrière remaniée (Yoan et Jules G. au centre), les automatismes défensifs manquaient et l’équipe varoise en profitait pour revenir au score. Lors des dernières minutes du match, les Racingmen firent preuve d’abnégation pour éviter le match nul (2 essais à 1).

 

Le dernier match opposait les Ciel et Blanc au PUC, battu largement la semaine dernière à Colombes. Les parisiens ouvraient le score après un débordement sur l’aile. Ils doublaient rapidement la marque en profitant de plusieurs plaquages manqués par nos arrières. Il était difficile pour nos trois-quarts de s’opposer à la vélocité et à la puissance des gabarits parisiens. Juloh C., le nez en sang, un hématome sur la joue gauche, titubant, devait regagner le bord du terrain avec des larmes de douleur et de rage. Il avait eu la folle idée de plaquer un Golgoth du PUC ! Piqués au vif, les Racingmen répliquaient et se voyaient refuser un premier essai pour un en-avant. La seconde tentative fut concluante : Jules G. allait à dame suite à une passe au pied de Robin. Outre la défaite (2 essais à 1), le Racing enregistrait la perte de leur demi de mêlée, Hugo V., pour une entorse aux doigts de la main gauche. Il ne restait plus que treize joueurs valides pour aborder les phases finales, alors que les autres équipes étaient venues avec près de vingt joueurs...

 

Le Racing finissait deuxième sur 18 équipes (derrière Nice, devant Montferrand et Dax) au nombre de points inscrits.

 

 

Phases finales

 

Les Ciel et Blanc devaient finir premier de leur poule pour accéder à la finale …. Trois matchs contre le PUC, Versailles et Clermont Ferrand.

 

Compte tenu de leur nombre et de leur physique, une seule stratégie s’imposait : être fort devant, sortir vite la balle et l’envoyer à l’aile pour que les jambes de feu de Théo et Luca fassent la différence. Tout un programme !

 

Contre le PUC, une nouvelle organisation était mise en place : Victor T. remplaçait Hugo V. à la mêlée. Revanchards, les Ciel et Blanc appliquaient à la lettre les consignes de Carlos : les avants tenaient le ballon et la nouvelle paire Victor T / Robin s’employait à écarter rapidement le jeu. Luca, en bout de ligne, inscrivait le seul essai du match, validé par l’arbitre mais vivement contesté par les parisiens. Il ne restait plus qu’aux Racingmen à s’accrocher et à résister devant leur ligne d’embût. La fin du match fut épique et intense. Quand l’arbitre siffla la fin du match, ce fut un immense soulagement pour tous les joueurs et accompagnateurs.

 

Les Versaillais présentaient une équipe bien supérieure athlétiquement aux Benjamins du Racing. Une passe mal assurée entre deux joueurs permit à Versailles d’ouvrir la marque. Comment allaient réagir les Racingmen en étant menés au score alors que des signes de lassitude physique apparaissaient ? Nos ailiers ne montaient plus aussi vite pour mettre la pression sur l’arrière adverse après les longs dégagements au pied de Robin. Les replacements se faisaient plus hésitants, obligeant Omar à des gestes défensifs désespérés. Comme contre le PUC, c’est par un jeu déployé vers nos « gazelles » que les Ciel et Blanc purent revenir dans le match. Théo et Jules G. firent étalage de leur vitesse en débordant leur adverse direct le long de la touche. Le Racing ne meurt jamais et l’emportait 2 essais à 1.

 

Leur prochain adversaire était l’ASM, leur victime préférée en finale de tournoi (Deux victoires aux tournois de Bourges et d’Orléans). Mais sur cette « demi-finale », il n’y eut pas de suspense même si le Racing réussissait à revenir une fois au score par Stanislas, démontrant des ressources morales insoupçonnées. Sans grand gabarit, Clermont dispose d’une équipe très homogène et organisée. Elle réussit à percer à quatre reprises la ligne d’avantage pour inscrire autant d’essais.

 

Les Racingmen n’avaient rien à se reprocher tant les Clermontois étaient supérieurs en densité et en fraicheur physique. Et c’est très chaleureusement que les deux équipes fraternisèrent ensemble à la fin du match. Si le Racing ne devait pas aller en finale, autant tomber contre une belle équipe respectueuse et talentueuse !

 

Le match pour la troisième place opposait Dax au Racing. Juloh C., courageux, reprenait sa place dans l’équipe. Remontés par Carlos, les Ciel et Blanc monopolisaient la balle, avec un paquet d’avants conquérant et dominateur. Luca se blessait à la cheville et Henri prenait sa place à l’aile. A la mi-temps, le score restait vierge. Le second acte fut plus enlevé et comme à son habitude, Théo voyait un trou, s’y engouffrait, feintait une passe et ouvrait la marque, bientôt rejoint par Yoan dont l’essai récompensait ses efforts de la journée. Henri sauvait les siens en rattrapant in extremis son alter égo dacquois. A la dernière seconde, les landais sauvaient l’honneur. Les Racingmen pouvaient lever les bras au ciel : ils prenaient la troisième place du tournoi, derrière l’ASM et Nice.

 

Disposant déjà de billets pour la finale du championnat, tout comme les Niçois, les Clermontois offraient à nos benjamins leur récompense : les Racingmen pouvaient aller assister au match du Stade de France : quelle folle journée !

 

Dans trente ans, ces quinze garçons devenus hommes pourront raconter à leurs enfants comment par une belle journée de juin 2013, ils se sont dépassés, combien ils ont souffert ensemble et que le bonheur de partager avec les autres est sans limite.

 

Pour rendre hommage aux quinze benjamins, il convient de tous les citer, tant ils nous ont donné du bonheur :

 

Victor G., l’homme à tout faire, omniprésent. Thomas, notre colosse, toujours debout, inébranlable dans les rucks. Stanislas, au cœur du combat, la tête la première. Kylian, la force brute, en constante progression. Omar, la pieuvre, boudeur mais gratteur exceptionnel. Vianney, constant et irréprochable. Juloh C., plaqueur fou et expert en traumatologie. Hugo V., le Rory Kockott du Racing, un vrai filou et aboyeur. Robin, le Zidane du jeu au pied et de la passe millimétrée. Jules G., un nouveau centre qui se découvre en joueur complet. Yoan, le petit taureau qui n’a peur de rien. Luca, la flèche d’argent, spécialiste de la ligne de touche. Théo, bip bip ou des cannes de feu. Henri, un petit lutin aux appuis déroutants. Victor T., un demi de mêlée qui s’ignorait et que plus personne n’ignore.

 

 

Lionel Chapon

 

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