Barrage - Pour une saison...

Barrage - Pour une saison...

Publié le 10/05/2013

Le Racing Metro 92 va disputer aujourd’hui le troisième barrage de son histoire en Top 14 face au Stade Toulousain au Stadium de la ville rose (21h). Le dénouement d’une aventure commencée en juillet dernier et passée à travers des tempêtes et des belles éclaircies. Face au grand Toulouse, les Ciel et Blanc vont tenter de rêver plus loin mais la tâche sera des plus rudes. 

 

 

« Toute ta vie, tu joues pour participer à des matchs comme celui-là ». D’un habituel discret, réservé, timide, Juan Martin Hernandez n’a pas voulu cacher son ressenti à l’approche du barrage. Lui, El Mago, c’est dire, l’importance de cette rencontre pour les Ciel et Blanc. « Ces quatre-vingt minutes là... Tu joues pour une saison, pour un club, un groupe de joueurs et pour tous ceux qui n’ont pas pu être sur la feuille de match » ajoute l’Argentin. Pour une saison, le mot magique est lâché. Ca y est, le Racing Metro 92 débute sa phase finale. Toute une année de rugby pour vivre ces moments-là. Jamais l’envie de décrocher cette sixième place n’a lâché le groupe Ciel et Blanc et maintenant, après de multiples embûches, le rêve se réalise. « On a déjoué les pronostics cette saison mais ce qui nous attend, c’est Mission Impossible. S’imposer à Toulouse dans un match de barrage ça va être très compliqué » raconte Dimitri Szarzewski. Une affaire de détails, comme toujours à ce niveau de la compétition. Le talonneur racingmen n’espère qu’une chose, que cette fois-ci « le ballon rebondira en notre faveur ».

 

 

 

« Nous pouvons nous retrouver au vestiaire

en sachant que c’est le dernier match »

 

 

 

Axée sur la fraîcheur physique, la récupération et la révision des grands axes du projet Ciel et Blanc, la semaine a été banalisée au détail près. Le barrage aura lieu face au Stade Toulousain, dans un chaudron de 35 000 âmes toutes teintées de Rouge et de Noir. Et alors ? « Notre rôle n’est pas de mettre des coups de casque ou de pleurer, on est là pour être lucide et permettre à cette équipe d’être performante » rétorque Gonzalo Quesada. Conscients de la tâche qui les attend, les Racingmen ne veulent pas se laisser submerger par l’ampleur et l’émotion véhiculée par cet évènement. « Je ne pense pas qu’il faille tomber dans un trop plein d’émotion. Dans ces matchs, la motivation des joueurs est déjà énorme, il faut rester concentrés sur ce qui est important pour le match » soutient Antoine Battut. Pourtant, il a fallu longuement batailler, se remettre en question et apprendre de ses erreurs pour avoir la chance de disputer cette rencontre.

Mais face à l’armada toulousaine, il n’y aura pas la place pour les états d’âme, même si ce match a une saveur particulière pour les joueurs et le staff Ciel et Blanc, cela se jouera sur l’envie et les détails. « Quoiqu’il arrive, il n’y a pas de revanche après ce match. Tu gagnes, l’histoire continue. Tu perds, il n’y a plus rien, assène Quesada. Nous pouvons nous retrouver au vestiaire en sachant que c’est le dernier match à la tête de ce beau Racing, ça va être un moment particulier ». Particulier car il faudra non seulement gérer la pression, les émotions, mais aussi vaincre les vieux démons qui privent le Racing depuis quatre ans d’un second tour de phase finale. « Mes dernières phases finales, c’était en 2009, donc c’est ce que j’ai dit aux gars, regardons le présent et non l’avenir, souligne le capitaine. On ne joue pas chaque année des phases finales, quand nous avons la chance d’y être, savourons tout simplement ces instants-là ».

 

Rigueur, lucidité et concentration raisonnent dans les têtes franciliennes. Car pour contrer les puissantes percussions d’un Louis Picamoles ou les relances frivoles d’un Clément Poitrenaud, et pour perturber la conduite de match d’un Luke McAlister, il faudra ces trois composantes et probablement plus. Ce petit supplément qui fait que même face au Stade Toulousain, la rencontre n’est pas jouée au tout premier coup de sifflet. Réponse aux alentours de 22h30 pour Gonzalo Quesada et les siens. « Après le match, on aura le temps de boire une bière et de fêter… cette belle année passée ensemble ou le fait que celle-ci ne soit pas finie et qu’il nous reste encore un petit bout d’histoire à écrire »…

 

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